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Backlink : votre stratégie de netlinking est peut-être à revoir…

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Backlink : votre stratégie de netlinking est peut-être à revoir…

Le backlink, ou lien retour en français, a toujours été considéré comme le Saint Graal du référencement naturel et comme une promesse d’ascension rapide dans les SERPs. Il constitue aujourd’hui encore le principal fer de lance de nombreuses agences web et Freelance SEO qui malheureusement en oublient parfois le critère de référencement essentiel du SEO moderne : la qualité du contenu web. Mais cela, c’est encore un autre débat. Si le backlinking (comprenez l’ensemble des actions à mettre en œuvre pour augmenter le nombre de liens vers un site) n’a rien perdu de sa superbe et demeure encore une optimisation SEO puissante, c’est également devenue une arme à double tranchant très subtile à manipuler. Avec les nombreuses mises à jour de Google Penguin et les évolutions algorithmiques, il est de plus en plus fastidieux et terriblement chronophage de mettre en place une stratégie de netlinking efficace. Comme toujours avec la Google, tout est question de qualité, et non plus de quantité…

Backlink de qualité : mode d’emploi

Avant de rentrer dans le vif du sujet il convient de distinguer deux types de backlinks : l’artificiel (arrangé, négocié, échangé…) et le naturel (spontané !). Dans un premier temps nous aborderons la problématique soulevée par l’utilisation de backlinks artificiels. Étant non naturels ils peuvent s’avérer dangereux pour votre site si vous ne respectez pas quelques consignes de sécurité élémentaires lors de leur mise en place. Objectif : « avoir l’air naturel » aux yeux de Google pour échapper à son radar. Sans être dans l’infraction Black Hat caractérisée, sachez que vous êtes tout de même à la limite des consignes dictées par Matt Cutts (porte-parole « SEO » de Google). Pourquoi ? Parce qu’en manipulant vos liens entrants vous envoyez des signaux fort à Google… et c’est lui que vous manipulez au final !Des liens de qualité sinon rien!

C’est une évidence mais il faut le rappeler : pour ne pas être pénalisé, misez sur des liens de qualité. Et comment déterminer si un lien est mauvais ou non ? En se basant sur cette liste de critères très exhaustive :

– la diversité : variez vos liens ! N’attirez pas sans arrêt les robots sur les mêmes pages encore et encore. On comprend que votre homepage soit d’une importance capitale pour votre activité, mais votre site comprend bien d’autres pages intéressantes. Vous savez bien, les fameuses pages de destination… Personne n’aime lire encore et toujours les mêmes pages, les robots d’indexation ne font pas exception.
– l’emplacement du lien : on n’en parle jamais assez mais la position d’un lien dans un texte a aussi son importance. Soyons clair tout de suite : un backlink en sidebar ou en footer, c’est le niveau 0 du SEO. Ce n’est pas cela qui vous fera grimper dans les SERPs. Pour Google, un bon lien doit baigner au milieu d’un bon jus sémantique autrement dit faire partie intégrante d’un texte digne de ce nom. Il n’y a rien de moins crédible qu’un gros backlink au milieu de nul part… il ne s’agit pas de faire du remplissage pour « emballer » le lien en question. Le texte et sa richesse sémantique ont eu aussi un rôle à jouer dans la transmission du jus SEO. Attention : les liens « blogroll » ou en « page partenaires » ne sont pas foncièrement mauvais. Il est tout naturel de créer spontanément un lien vers un voisin (site de même thématique) si on le juge d’intérêt pour les lecteurs. Mais ce sont bien les pires endroits pour faire des échanges car la triche est trop évidente pour Google.
– l’ancre : le mot-clé sur lequel vous allez insérer votre backlink est d’une importance capitale. Soyez cohérent et ne choisissez que des expressions liées à votre activité. Stratégie SEO oblige, vous allez être tenté d’utiliser des dizaines de fois (voir des centaines) le mot-clé que vous jugez le plus intéressant pour votre activité. Grossière erreur! Le fait d’employer encore et toujours la même ancre ne fera qu’activer le radar de Google. Surtout si le niveau de concurrence est élevé. Le mot d’ordre est la diversité (variantes et synonymes). Pour diversifier vos ancres de liens vous pouvez notamment créer une ancre du type « mot-clé + nom de votre société », « nom de votre entreprise seul » ou « adresse de votre site web » et opter de temps en temps pour des ancres non optimisées comme « ici » ou « pour en savoir plus ».
– le site : choisissez bien vos partenaires! Ne gardez pour vos échanges que les meilleurs acteurs de votre domaine d’activité. Écartez les sites de mauvaise qualité, ceux n’ayant pas à un bon niveau de confiance et abusant de techniques d’optimisation douteuses. À ce sujet, sachez que la société MOZ vient d’ajouter un tout nouvel indicateur à sa célèbre MOZ Bar : le «Spam Score» . Il évalue en temps réel le degré de fiabilité d’un site en se basant sur 17 critères de qualité (jalousement tenus secrets) qui permettent en un clin d’œil de séparer les bons sites des vilains spammeurs.
– la page de destination : il n’est pas naturel et logique pour un plombier d’intégrer dans un contenu de son site un lien pointant vers un site de prêt à porter, ni pour une charcuterie de linker vers un site de mobilier déco… Et pourtant, beaucoup d’entreprises font encore aujourd’hui l’erreur de négliger la cohérence thématique dans leur stratégie de netlinking. Pensez à vos clients ! Ils viennent chez vous chercher une information sur un thème précis. Il n’est donc pas de bon ton de les envoyer vers un sujet trop éloigné de leur requête première. Sans parler du fait que les internautes d’aujourd’hui sont éduqués et savent reconnaître un échange de liens, cela constitue une preuve accablante pour Google qui se soucie avant tout de l’UX* (User eXperience = expérience utilisateur). La clé du succès est la recherche de complémentarité : proposez du contenu « extérieur » similaire qui viendra étayer votre propre contenu.

Les pièges à éviter coûte que coûte

Qu’il peut être tentant de foncer tête baissée en quête du précieux lien retour ! Mais même en gardant à l’esprit les critères de qualité énoncés précédemment, vous restez à portée d’un coup de bec de Google Penguin. Il vous reste encore deux pièges principaux à éviter :
– un rythme anormal : une stratégie de netlinking n’a rien d’un sprint ! Ne générez pas trop de liens d’un coup et évitez surtout les pics de liens similaires. A la création d’un site, il peut-être tout à fait normal de recevoir un nombre important de backlinks, c’est l’attrait de la nouveauté. Puis au fil des semaines ce nombre retombe pour finalement croître lentement, très lentement… La patience est de rigueur !
– la tentation de la facilité : est-il besoin de préciser que l’achat de centaines de liens sur des annuaires constitue une perte d’argent et de temps ? Et bien, oui, car aujourd’hui encore trop de sociétés tombent dans le piège de la facilité en optant pour un bombardement massif de backlinks sur des sites d’annuaires génériques, trop éloignés de leur thématique et souvent de mauvaise qualité en raison d’une quantité importante de contenu dupliqué. Il en va de même avec les communiqués de presse et les commentaires d’article : Google n’est pas dupe et accorde de moins en moins de poids à ces techniques de netlinking faciles et bien trop souvent perverties…
– les échanges de liens réciproques : les échanges du type « A vers B puis B vers A » sont à oublier à jamais. Privilégiez des échanges triangulaires « C vers A puis A vers B » si les trois sites en question sont liés par une même thématique et que les traces de propriétés communes ne sont pas trop évidentes.
Maintenant que nous avons fait le tour des liens artificiels, il est grand temps d’aborder le sujet des liens naturels et de la désormais célèbre technique du ‘linkbaiting ».Linkbaiting ou l’art de capter des liens naturels
Terme forgé par nos voisins anglophones, le linkbaiting est un procédé qui vise à capter des liens externes naturellement (sans influencer d’autres sites ou blogs) en misant tout sur des pratiques éditoriales ultra qualitatives. De l’anglais « link » le lien, et « bait » l’hameçon, le linkbaiting consiste concrètement à « appâter » les influenceurs en leur proposant un contenu tellement intéressant et original qu’ils ne résisteront pas à l’envie de le partager sur leur propre site
N’en déplaise à ceux qui pensent que le linkbaiting ne relève pas vraiment du SEO, c’est à n’en pas douter la technique la plus sûre et la plus saine pour construire une stratégie de netlinking totalement White Hat. Sur le papier, l’idée est brillante. Pour la mettre en place, il va falloir mener une véritable réflexion et une totale remise en question de la qualité de votre contenu web. Les questions à se poser avant d’attacher l’hameçon
Pour faire du linkbaiting efficace, il convient de se poser 3 grandes questions essentielles non seulement sur l’appât que vous allez utiliser, mais aussi sur le lac où vous poserez votre ligne et sur les poissons que vous comptez pêcher :
– maîtrisez-vous parfaitement votre sujet ? Avez-vous abordé tous les aspects cruciaux de votre thème ? Sur ce point le linkbaiting n’a rien de révolutionnaire et s’appuie totalement sur les bonnes pratiques de la rédaction web : un contenu riche de sens (étoffé d’un point de vue lexical) et qui donne forcément envie de lire. Le B-A BA !
– publiez-vous votre contenu au bon moment ? L’heure de publication est un critère essentiel pour attirer les lecteurs. Vous pouvez vous baser sur les nombreuses études consacrées aux « heures de publications optimales » ou mieux encore, étudier vos propres données Google Analytics pour déterminer le meilleur moment de la journée pour publier… et pour partager sur les réseaux sociaux !
– partagez-vous assez votre contenu ? En d’autres termes, votre hameçon est-il assez visible ? Ne choisissez pas une ou deux plateformes de réseaux sociaux : utilisez-les toutes ! Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Scoop It, LinkedIn… Soyez proactif ! Amorcez la pompe à liens ! Le but est de vous offrir le plus de visibilité possible et d’attirer massivement les poissons vers votre site. La forme aussi importante que le fond
Le linkbaiting a beau être une technique naturelle (même si finalement en SEO rien n’est naturel) on peut tout de même utiliser quelques astuces pour rendre l’appât plus « sexy ». Comme nous l’avons évoqué précédemment, la 1ère astuce est de proposer un contenu irréprochable, pertinent, original et documenté. C’est la base, c’est le fond. Mais on peut aussi jouer sur la forme.
Il n’y a pas que les articles dans la vie ! Les podcasts, les vidéos et les interviews, les jeux-concours et les forums sont d’excellents moyens pour susciter une réaction de la part du lecteur et lui donner envie de partager sa découverte. Leur nature interactive et ludique en fait des hameçons de 1er ordre.
Vous préférez rester sur un format d’article plus traditionnel ? Là encore, vous pouvez apporter quelques petites améliorations qui feront toute la différence. L’infographie de l’agence Eskimoz (ci-contre) vous donnera les éléments-clés qui rendront vos publications plus attractives et susceptibles d’être partagées : longueur du texte, type de liens, type d’ancres, importance des médias… À lire et à relire sans modération !

L’influence du linkbaiting sur le référencement

Et si l’on vous disait maintenant que le linkbaiting peut être utilisé dans une perspective d’optimisation SEO ? Imaginons : vous avez produit un texte de qualité sur un sujet que vous maitrisez parfaitement. Rien ne vous empêche d’optimiser ce dernier avec vos mots-clés les plus stratégiques (longue traîne) ou les plus concurrentiels (tête de traîne). Comme toujours, tout est affaire de dosage et de subtilité. Un texte suroptimisé est incompatible avec la pratique du linkbaiting car personne ne lit ni ne partage un contenu dont la seule finalité et de se positionner. La difficulté est donc de produire un texte optimisé qui n’en a pas l’air et qui apporte un « plus » au lecteur.

La polémique

Une bonne technique SEO n’en serait pas une si elle ne faisait pas un peu polémique. Pour certains professionnels du SEO, le linkbaiting n’est pas une technique d’optimisation en soit puisqu’elle ne peut pas être véritablement différenciée de la rédaction web et des bonnes pratiques de cette dernière.
Pour trancher, il faut garder à l’esprit que l’algorithme de Google a subi des évolutions majeures avec sa dernière mise à jour « Quality Update » (et celles de Google Panda) et qu’il place maintenant la qualité du contenu web au cœur de sa mécanique de positionnement. Ce n’est pas que le linkbaiting ne fasse pas partie du SEO, c’est que le terme SEO ne convient plus pour qualifier les stratégies de visibilité sur Google. Nous sommes désormais dans une ère de webmarketing où l’internaute occupe une place stratégique. La vraie question est : doit-on encore parler de référencement « naturel » ?
Second problème : la perversion du linkbaiting. Comme toute pratique, elle peut tomber dans l’excès entre les mains de webmasters peu scrupuleux. Comment ? Avec des « faux buzz » véhiculant des informations croustillantes mais inexactes ou totalement fausses. Mais Google a annoncé que ces spammeurs « à l’hameçon »  seraient dorénavant sévèrement pénalisés.

Conclusion

Entre Grey Hat et White Hat, votre cœur doit maintenant balancer ! Soyons clair, l’avenir du netlinking, c’est le lien naturel. Avec les dernières mises à jour de Google Penguin, le risque de pénalité pour usage de liens artificiels est une menace à prendre au sérieux. Mais finalement n’est-il pas plus intéressant d’utiliser son temps à la création d’un contenu de qualité plutôt que de mettre en place des « partenariats de liens » tout aussi chronophages et dont le retour sur investissement est désormais plus qu’incertain ? Sans parler du fait que des échos d’un algorithme révolutionnaire « sans backlinks » commencent à se faire entendre dans la blogosphère SEO…

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